12petits jeux en famille sans MatĂ©riel Le jeu de mime (Ă partir de 4 ans) . on mime un mĂ©tier, un animal et celui qui devine devient le mime. Si vous nâavez pas dâidĂ©es, vous pouvez vous aider avec des Cartes Mimes mĂ©tiers Ă tĂ©lĂ©charger ou Cartes mimes animaux. Le jeu du bruit (Ă partir de 3 ans). on ne fait que le bruit et on doit faire deviner ce que câest: la mouche, le
IlparaĂźt difficile de prĂ©tendre aimer son prochain comme soi-mĂȘme : il y a une distance infranchissable, radicale, entre cette Ă©trange chose quâest lâAutre, et moi. Il le faut pourtant : câest Dieu lui-mĂȘme qui lâordonne (commandement de JĂ©sus Christ que Saint Mathieu donne dans lâĂvangile). Cet impĂ©ratif est mĂȘme souvent
Action: fait de faire quelque chose, un mouvement, un geste. Lien de cause Ă effet Ă un objet. SpontanĂ©e : agir spontannĂ©ment sans ĂȘtre forcĂ©, venant de nous et de notre volontĂ© (choix personnel) Automatique : action rĂ©alisĂ©e sans rĂ©flexion, ex : automate est programmĂ© mĂ©caniquement Ă agir de telle ou telle façon. Il n'y a pas
Avanttoute chose, parlons du format de votre podcast : Le type dâĂ©pisode (interview, conversation en solo, sĂ©rie de conseils et astuces, actualitĂ©s, FAQ, etc.) La durĂ©e. La structure de lâĂ©pisode. La frĂ©quence de publication (une fois par semaine, une fois toutes les 2 semaines, tous les jours, etc.)
Commentprendre du temps pour soi-mĂȘme ? Ce quâil faut faire, câest de sâarrĂȘter un instant et de se recentrer sur soi. Pour cela, la mĂ©ditation en pleine conscience, la lecture inspirante, les exercices de respiration peuvent aider. Ce qui est important, câest de vous couper du stress et de faire quelque chose qui vous fait plaisir.
ZaRPhQ. ACTION FAITE DE SOI MEME SANS REFLEXION - Mots-FlĂ©chĂ©s & Mots-CroisĂ©s Recherche - DĂ©finition Recherche - Solution La meilleure solution pour ACTION FAITE DE SOI MEME SANS REFLEXION Solution DĂ©finition SPONTANEEACTION FAITE DE SOI MEME SANS REFLEXION EN 9 LETTRES Solution DĂ©finition IDEEMATIERE A REFLEXIONMEME NOIRE ELLE EST RECUE ?MEME NOIRE, ELLE PEUT ETRE LUMINEUSEOBJET DE REFLEXIONORIGINE D'UNE ACTIONVOEUPROMESSE A SOI-MEMEPROMESSE FAITE A SOI-MEMEPROMESSE QUE L'ON SE FAIT A SOI-MEMEPENSEBETERAPPEL, NOTE FAITE A SOI-MEMESEA SOI-MEMEDEMANDE REFLEXIONFAIT UNE REFLEXIONPOUR SOISOSIEUN AUTRE VOUS-MEMEVRILLERACTION DE TOURNER SUR UN AXE HORIZONTALS'ENROULER SUR SOI-MEMEAUTONOMIEAPTITUDE A ORGANISER SOI-MEME SON EXISTENCECAPACITE A FAIRE DES CHOSES PAR SOI-MEMELIBERTE D'ACTIONAGELA VIE DERRIERE SOION N'A PAS LE MEME DEUX ANNEES DE SUITEAUTOELLE TUE MEME SANS MOBILE APPARENTRAMENE TOUT A SOITIRE MEME SANS MOBILEGOBERAVOIR UNE HAUTE OPINION DE SOI-MEMEKITMEUBLE A MONTER SOI-MEMELESTA LAISSER TOMBER POUR MIEUX MONTER SOI-MEMEMONOLOGUEDISCOURS ADRESSE A SOI-MEMENEIGEELLE EST FAITE AU CANONFAITE AU CANON SUR LES PISTESRESTE FROIDE, MEME EN BOULENUESANS MEME UN STRINGTELLE QUE L'A FAITE LA NATURESELFLE CLIENT S'Y SERT LUI-MEMELE SOI DE MELANIE KLEINON Y EST MIEUX SERVI PAR SOI-MEMESEUL VINBOISSON FAITE AVEC DU RAISIN FERMENTEON PEUT LâAVOIR MAUVAIS MEME SâIL EST BONALLIEAMICALEMENT DU MEME COTEDU MEME COTEDU MEME COTE DE LA BARRIEREPROCHE DE SOIALTEREGOAUTRE MOI-MEME EN LATINLITTERALEMENT UN AUTRE MOI-MEMELOCUTION LATINE DESIGNANT UN AUTRE SOIUN AUTRE SOI, TERME LATINJe propose une nouvelle solution ! Compte-rendu de la recherche pour ACTION FAITE DE SOI MEME SANS REFLEXION Lors de la rĂ©solution d'une grille de mots-flĂ©chĂ©s, la dĂ©finition ACTION FAITE DE SOI MEME SANS REFLEXION a Ă©tĂ© rencontrĂ©e. Qu'elles peuvent ĂȘtre les solutions possibles ? Un total de 21 rĂ©sultats a Ă©tĂ© affichĂ©. Les rĂ©ponses sont rĂ©parties de la façon suivante 1 solutions exactes 0 synonymes 20 solutions partiellement exactes
Lors des derniers articles, nous avons abordĂ© la question du transfert, qui est le report inconscient dâĂ©motions dâenfance par le patient sur la personne de son psychanalyste. Bien quâil sâagisse initialement dâune notion strictement psychanalytique, nous avons vu que le transfert pouvait dans une certaine mesure trouver Ă sâappliquer par extension Ă toutes les relations dâaide ou de soin, ainsi quâĂ lâaccompagnement extension hors du champ de la psychanalyse est rendue possible par le fait que le transfert sâappuie sur un mĂ©canisme bien plus gĂ©nĂ©ral la quâune projection ?A nouveau, câest Sigmund Freud qui introduit en psychanalyse la notion de projection, quâil dĂ©finit comme lâopĂ©ration mentale inconsciente par laquelle une personne attribue Ă une autre ses propres sentiments quâelle nâarrive pas Ă assumer. Ces sentiments sont perçus Ă ce point comme nĂ©gatifs que leur auteur ne peut les reconnaĂźtre comme siens et, par ce mĂ©canisme de dĂ©fense inconscient, il les transpose hors de lui en les attribuant Ă dâautres. Selon Freud, la projection est un phĂ©nomĂšne aussi rĂ©pandu que normal, voire nĂ©cessaire, qui ne devient problĂ©matique que sâil prend des proportions dĂ©lirantes comme dans la le strict domaine de la psychanalyse, ce qui distingue donc la projection du transfert, câest que lors dâun transfert, le sujet dĂ©place un ancien affect dâune personne souvent un parent vers une autre personne son psychanalyste, tandis que dans la projection, le sujet attribue Ă quelquâun dâautre ses propres sentiments, croyances, dĂ©sirs ou si câest Freud qui lâa thĂ©orisĂ©, le mĂ©canisme de la projection avait dĂ©jĂ Ă©tĂ© observĂ© depuis longtemps. Ainsi, Bouddha professait dĂ©jĂ que Tout ce qui te dĂ©range chez les autres, câest seulement une projection de ce que tu nâas pas rĂ©solu en toi-mĂȘme ». La mĂȘme idĂ©e se retrouve aussi dans le Talmud selon lequel Quiconque voit autrui imparfait lâaccusera de ses propres dĂ©fauts », de mĂȘme que dans le Nouveau Testament avec la parabole de la paille dans lâĆil du voisin et de la poutre dans son propre Ćil. Et ce vieil adage ne dit pas autre chose Quand vous pointez un doigt vers quelquâun ou quelque chose, trois doigts de votre propre main pointent vers vous ». Enfin, Ă travers le cultissime Câest celui qui le dit qui lâest », mĂȘme la sagesse de la cour de rĂ©crĂ©ation avait tout compris au mĂ©canisme de la projectionâŠLa psychologie agrandira le champ de dĂ©finition de la projection, qui va sâĂ©largir dans deux dimensions. La premiĂšre est le prolongement de la vision psychanalytique attribuer Ă quelquâun dâautres ses propres affects que lâon nâassume pas, tandis que dans la seconde dimension, la projection est vue comme le phĂ©nomĂšne par lequel nous ne percevons pas les autres tels quâils sont objectivement mais tels que nous les voyons au travers de notre propre grille de lecture Ă©motionnelle. Ce deuxiĂšme aspect sera examinĂ© dans le prochain projection comme mĂ©canisme de dĂ©fenseDans cette dĂ©finition, la projection est donc un mĂ©canisme de dĂ©fense nous avouer Ă nous-mĂȘme que nous avons telles Ă©motions, croyances, pulsions⊠allant Ă lâencontre de la vision idĂ©alisĂ©e que nous avons de nous-mĂȘmes, nous serait tellement inconfortable que par un joli tour de passe-passe mental, nous escamotons lâobjet du scandale pour le re-matĂ©rialiser chez quelquâun dâ dĂ©finition, ce mĂ©canisme agit de façon inconsciente puisque, sur un plan conscient, nous nions possĂ©der la caractĂ©ristique en question, qui a de ce fait Ă©tĂ© rejetĂ©e dans nos parts dâombre inconscientes. Parce que nous ne sommes pas en mesure dâaffronter notre propre rĂ©alitĂ©, parce que nous ne voulons pas nous voir tels que nous sommes vraiment, nous avons mis au point Ă lâinsu de notre plein grĂ© » ce mĂ©canisme qui permet dâaccuser les autres plutĂŽt que de sâincriminer exemple, quelquâun qui a toujours Ă©tĂ© Ă©duquĂ© dans les vertus du partage et qui, sur le plan du mental, croit fortement en cette valeur, aura beaucoup de mal Ă admettre et Ă assumer le fond dâĂ©goĂŻsme qui pourrait se trouver en lui en totale contradiction avec ce quâil croit devoir ĂȘtre. PlutĂŽt que de se sentir Ă©cartelĂ© entre ces deux parts de lui que tout semble opposer â sensation particuliĂšrement inconfortable -, il prĂ©fĂ©rera inconsciemment occulter chez lui ce trait inconvenant et le relever avec force indignation chez tous ses proches. Culpabiliser les autres est en effet la meilleure façon de se dĂ©culpabiliser soi⊠La violence quâon se fait pour demeurer fidĂšle Ă ce quâon aime ne vaut guĂšre mieux quâune infidĂ©litĂ© » a dit La RochefoucauldâŠLorsquâune personne est particuliĂšrement vĂ©hĂ©mente dans sa condamnation dâun comportement, on peut lĂ©gitimement se demander si sa virulence nâest pas Ă la hauteur du combat intĂ©rieur quâelle mĂšne contre sa propre inclinaison Ă ce comportement. En matiĂšre de libertĂ© sexuelle, câest fascinant Ă observerâŠLe plus souvent, ce que nous projetons sur autrui, ce sont les parts de nous-mĂȘmes que nous jugeons le plus nĂ©gativement. Câest parce quâelles nous sont intolĂ©rables que nous ne pouvons les assumer consciemment et que nous tentons de les expulser hors de nous. Ainsi, si jâai honte de mon cĂŽtĂ© dĂ©sinvolte, par projection, je serai particuliĂšrement irritĂ© par ce que je relĂšve comme des marques de dĂ©sinvolture chez les autres, sans rĂ©aliser pourquoi jâai particuliĂšrement peu de tolĂ©rance pour ce type de comportement chez arrive parfois que cette part sombre soit Ă ce point refoulĂ©e quâelle semble ne jamais se manifester dans ma vie. Si, dĂšs ma petite enfance, une Ă©ducation stricte a tout de suite stigmatisĂ© ma tendance Ă la dĂ©sinvolture, jâai si bien intĂ©grĂ© les il faut » et les je dois » quâune fois adulte, je ne mâautoriserai aucun Ă©cart. Dans la mesure oĂč le sens du devoir et des responsabilitĂ©s ne mâest pas innĂ© et quâil est venu se superposer Ă ma vraie nature, il est vraisemblable que cĂŽtoyer une personne dĂ©sinvolte me sera particuliĂšrement exaspĂ©rant. Non seulement parce que la projection relĂšve que cette part inavouĂ©e est Ă©galement tapie au fond de moi mais, aussi, parce que cette personne sâautorise un comportement que mon Ă©ducation mâinterdit de mâaccorder et que je mâefforce Ă grand peine dâextirper de moi. En bref, elle jouit dâune libertĂ© que je nâai plus et que je lui envieâŠAutre exemple au restaurant, quand Ă une autre table un client se plaint bruyamment auprĂšs du serveur de ce que son plat est trop salĂ© ou pas assez chaud, une part de nous condamnera ces façons grossiĂšres mais il se peut aussi quâen mĂȘme temps, une autre voix, admirative, murmure au fond de nous Waw, en voilĂ un qui nâa pas peur de dire tout haut ce quâil pense. Moi, je nâoserais jamais⊠».Entre un dĂ©faut que je rejette le sans-gĂȘne et une qualitĂ© que je ne mâautorise pas sâaffirmer en public, la distinction est parfois minime⊠PlutĂŽt quâun dĂ©faut que nous occultons, il arrive donc parfois que ce que nous relevons chez les autres, ce sont des qualitĂ©s en nous qui nâont pas encore pu se dĂ©ployer ou sâexprimer la lĂ©gĂšretĂ© dans le premier exemple et lâaffirmation de soi dans le second. Et câest justement parce que nous les avons en germe en nous que nous sommes Ă mĂȘme de percevoir et dâĂȘtre touchĂ©s par ces mĂȘmes qualitĂ©s chez les arrive aussi que le mĂ©canisme de la projection sâexerce au niveau collectif, parfois pour le pire lorsquâun groupe social projette tous ses maux sur un bouc Ă©missaire le migrant, le juif, lâarabe, la sorciĂšreâŠ.LâinconvĂ©nient de projeter ses parts non assumĂ©esLâinconvĂ©nient des projections tient Ă sa nature de mĂ©canisme de dĂ©fense sâil nous Ă©vite un inconfort Ă©motionnel, il ne nous permet cependant pas de progresser sur le chemin de la connaissance et de lâacceptation de soi puisque la raison dâĂȘtre du mĂ©canisme est justement dâĂ©viter que nous soyons conscients du processus dâoccultation qui se dĂ©roule en fondamentalement une question de responsabilisation tant que nous projetons, nous restons incapables de reconnaĂźtre ces aspects de personnalitĂ© comme Ă©tant les nĂŽtres et, partant, il nous est impossible de les faire Ă©voluer vers plus de options sâoffrent alors Ă moi. La premiĂšre serait de me poser en victime dâune vie peu clĂ©mente, avec le risque que la leçon me soit resservie jusquâĂ ce que je la comprenne. Lâautre option est celle de la responsabilisation, de se demander quelle est la part lĂ -dedans qui mâappartient, sur laquelle il mâest possible de travailler. Dans cette optique, la personne dont le comportement mâĂ©nerve ne sera plus vue comme indĂ©sirable mais comme quelquâun entrĂ© dans ma vie pour me faire avancer. A cet Ă©gard, la sagesse bouddhiste va jusquâĂ dire que nos meilleurs maĂźtres dans la vie sont nos pires ennemis, ceux qui nous font le plus est par ailleurs intĂ©ressant de noter comment le mĂ©canisme de la projection sâarticule avec la loi dâattraction. Tant que je nâaccueillerai pas ma part dâĂ©goĂŻsme, par exemple, mon entourage me reflĂ©tera cet Ă©goĂŻsme et jâaurai le sentiment dĂ©sagrĂ©able de nâĂȘtre entourĂ© que dâĂ©goĂŻstes. Comme je nâattire pas ce que je veux mais ce que je suis, si une part de moi vibre lâĂ©goĂŻsme », ce que jâattirerai sera donc inĂ©vitablement en rĂ©sonance avec cela voir article sur la loi dâattraction.Sortir des projections â Lâeffet miroirLa relation aux autres et plus encore Ă son partenaire de vie peut ĂȘtre un extraordinaire outil de connaissance de notre fonctionnement intĂ©rieur, pour peu que lâon prenne conscience du processus mis en Ćuvre dans la dĂ©finition, le mĂ©canisme de la projection est inconscient au moment oĂč il se dĂ©roule. Cependant, avec un trĂšs lĂ©ger dĂ©calage, il est possible de prendre conscience de ce qui est en train de se passer, de rĂ©aliser que lâautre me reflĂšte qui je suis. Câest ce quâon nomme communĂ©ment lâeffet fois que jâai identifiĂ© une projection Ă lâĆuvre, il mâest possible de me rĂ©approprier cette part dâombre refoulĂ©e et de lâemmener durablement Ă la premiĂšre Ă©tape de ce processus consiste tout dâabord Ă reconnaĂźtre quand un effet miroir est Ă lâĆuvre. Ce nâest pas facile car cela demande une bonne dose dâhonnĂȘtetĂ© et dâhumilitĂ©, ainsi que beaucoup dâamour de soi pour ne pas rejeter ce que le miroir nous comment savoir si ce que je relĂšve comme un dĂ©faut chez autrui est dĂ» Ă une projection de ma part ou si ce dĂ©faut est objectivement bien prĂ©sent chez lui ? Le meilleur critĂšre est le degrĂ© dâirritation et de rejet que mâinspire ce dĂ©faut ». Si je me contente de le constater, de lâobserver sans jugement ni condamnation, il est probable que ce dĂ©faut nâa pas dâĂ©cho en moi. En revanche, si je suis dans une forte rĂ©action Ă©motionnelle, que mon humeur sâen trouve affectĂ©e, que je suis dans le jugement et le rejet, il est plus que vraisemblable quâil y a eu effet y a projection de ma part, cela ne veut pas forcĂ©ment dire que lâautre ne possĂšde pas lui aussi cette caractĂ©ristique. Il est possible que nous la possĂ©dions tous les deux, dans des proportions diverses. En pratique, il est peu frĂ©quent de projeter un dĂ©faut sur quelquâun qui en est totalement exempt. Ainsi, il est plus facile de projeter lâimage du violent sur quelquâun un tant soit peu autoritaire que sur une personne totalement timide et mĂȘme, si quelquâun me critique, son degrĂ© de virulence Ă mon Ă©gard indiquera sâil projette ou non sur moi. Mais il est bon de garder Ă lâesprit que ce nâest pas parce que mon vis-Ă -vis projette que je ne possĂšde pas moi aussi cette part en moiâŠUne fois que jâai perçu quâun effet miroir Ă©tait Ă lâĆuvre chez moi, la deuxiĂšme Ă©tape consiste Ă dĂ©couvrir quelle est cette part dont je nâassume pas encore la responsabilitĂ© et que jâai projetĂ©e sur lâautre. Cela peut ne pas ĂȘtre Ă©vident car ce qui mâa irritĂ© chez lâautre ne se retrouve pas nĂ©cessairement chez moi sous la mĂȘme forme et dans un mĂȘme registre. Câest parfois plus subtil. Par exemple, si je suis irritĂ© parce que mes enfants sont bruyants au restaurant, il est possible que ce que mon irritation mette en lumiĂšre, ce soit mon manque de confiance en moi, ma difficultĂ© Ă assumer le regard ou le jugement des autres sur moi et ma familleâŠEnfin, une fois que jâai pu identifier chez moi cette part refoulĂ©e, la derniĂšre Ă©tape du processus consistera Ă la reconnaĂźtre comme mienne, Ă prendre mes responsabilitĂ©s Ă son Ă©gard. Pour quâil nây ait pas rejet, cela suppose de lâaccueillir avec bienveillance et amour voir lâarticle Accueillir sa jalousie. Par exemple, reconnaĂźtre que je peux avoir en moi des aspects jaloux mâaidera Ă mieux me connaĂźtre, Ă anticiper mes moments de faiblesse ou de en ne jugeant pas cet aspect jaloux comme mauvais, en ne cherchant pas Ă lâĂ©radiquer ou Ă le faire changer que je pourrai me relĂącher et laisser se dissoudre les conflits intĂ©rieurs quâil suscitait en moi voir lâarticle Lâacceptation. Nous sommes libĂ©rĂ©s par ce que nous acceptons mais nous sommes prisonniers de ce que nous refusons » nous rappelle Swami Ă lâeffet miroir, lâidentification des projections devient un puissant outil de transformation. Selon Jean Klein, La seule libertĂ© dont nous disposons est de devenir conscients de ce que nous sommes en rĂ©alitĂ©. Câest la seule libertĂ© que nous ayons. Il nây pas dâautre liberté⊠».La suite de cet article est iciDidier de pas Ă partager cet article, en le reprenant intĂ©gralement, sans modification ni coupure, et en citant sa source
Il nây a rien dâanodin pour celui dont le corps et parfois la vie sont soumis aux mains des professionnels de soins, Ă leurs savoirs, leurs techniques, leur raisonnement clinique, leur capacitĂ© de prendre ou non au sĂ©rieux ce qui est important pour celui qui souffre ou plus simplement pour celui qui sâinquiĂšte de ce qui lui arrive ou de ce quâil va devenir. Il nây a dĂšs lors rien dâanodin dans la maniĂšre de se prĂ©senter Ă lâautre, de le regarder, de lui parler, de lâĂ©couter, de le toucher, de lui annoncer un diagnostic, de lui proposer un traitement, de procĂ©der Ă des actes de soins, etc. Et câest parce quâil nây a rien dâanodin lorsque les professionnels interviennent sur le corps et dans la vie dâun autre que des pratiques bonnes ne sauraient se rĂ©duire Ă lâapplication mĂȘme rigoureuse des guides qui ont pour mission de les dĂ©crire. Câest parce quâil nây a rien dâanodin quâune vigilance tant individuelle que collective est requise, une vigilance qui doit ĂȘtre pensĂ©e et entretenue, une vigilance qui requiert de lâeffort. Lâeffort de ne pas confondre la personne avec nos savoirs, avec nos valeurs et convictions, de ne pas la rĂ©duire aux actes qui nous semblent utiles. Effort encore de ne pas sous-estimer que chacun vit comme il le peut ce quâil a Ă vivre lorsque la maladie surgit ou la dĂ©pendance sâinstalle. Effort, enfi n, de ne pas minimiser les inquiĂ©tudes discrĂštes voire les souffrances secrĂštes qui parfois agitent intĂ©rieurement et intensĂ©ment une double contrainteDes soins dâune trĂšs grande qualitĂ© technique ou scientifique peuvent ĂȘtre prodiguĂ©s dans lâoubli de la singularitĂ© et de la sensibilitĂ© de la personne Ă laquelle ils se destinent. En telle circonstance, si la qualitĂ© des actes posĂ©s ou des soins donnĂ©s est prĂ©sente, celle de lâattention Ă la personne, en revanche, manquera parfois douloureusement aux destinataires mĂȘmes de ces actes de soins. Sâil est indispensable de souligner lâintĂ©rĂȘt majeur des dĂ©veloppements et des performances technoscientifiques de la mĂ©decine, ceux-ci ne pourraient, cependant, se suffire Ă eux-mĂȘmes et se penser en tant que tels. Il nous faut, en effet, Ă©galement constater la volontĂ© de plus en plus affirmĂ©e des patients et de leur entourage, câest-Ă -dire de la population, dâĂȘtre considĂ©rĂ©s comme des interlocuteurs pour les soins de toute nature qui les concernent. Ils veulent, de la sorte, exister en tant que sujets dans la relation de soin, ce qui nĂ©cessite en toute circonstance de se rappeler que le malade nâest pas la maladie quâil nouvelle exigence se caractĂ©risant par une double contrainte a ainsi progressivement vu le jour, celle de la meilleure qualitĂ© technoscientifique possible associĂ©e Ă un niveau Ă©levĂ© dâattention portĂ©e Ă la personne et Ă ce quâelle et ses proches ont Ă vivre dans la situation qui est la leur. La prise en compte de cette double contrainte ne va pas de soi tant elle ne sâinscrit pas historiquement dans la maniĂšre quâont eu, dâune part, la mĂ©decine scientifique de se concevoir et dâĂ©voluer et, dâautre part, le systĂšme de soins de se penser et de sâ une pratique infirmiĂšre ne saurait, Ă mes yeux, ĂȘtre qualifiĂ©e de qualitĂ© » si le sujet ne se sent pas exister, si la personne Ă qui lâon donne des soins et son entourage se sentent banalisĂ©s dans ce quâils sont en train de vivre, dâĂ©prouver, dâapprĂ©hender, de redouter peut-ĂȘtre. Et ce qui se vit par les personnes concernĂ©es ne se rĂ©duit ni au bon diagnostic, ni Ă la nature plus ou moins importante de la maladie et au traitement proposĂ© et mis en oeuvre, ni aux diffĂ©rents types de soins infirmiers que nĂ©cessite son Ă©tat. Câest dâintĂ©rioritĂ© dâune existence dont il est ici question et non seulement des aspects fonctionnels de la vie biologique et de ses Ă©quilibres de soin dans les soinsLa nĂ©cessitĂ© pour une pratique infirmiĂšre de qualitĂ© dâun niveau Ă©levĂ© dâattention peut sâexprimer par lâexpression mettre plus de soin dans les soins, câest-Ă -dire plus dâattention particuliĂšre portĂ©e Ă la personne Ă qui lâon donne, Ă qui lâon prodigue ou Ă qui lâon fait des soins. La distinction entre ces deux vocables â le soin et les soins â devient, aujourdâhui, plus familiĂšre et la confusion entre les expressions faire des soins et prendre soin semble, petit Ă petit, sâestomper. Une prise de conscience sâest ainsi fait jour, mĂȘme si elle reste encore confrontĂ©e, ici ou lĂ , Ă quelques incomprĂ©hensions voire rĂ©sistances. Une telle distinction nâaide-t-elle pas Ă mieux comprendre quâil ne suffit pas de bien faire les soins requis par une personne pour prendre soin dâelle, pour lui porter, Ă cette occasion, une attention particuliĂšre, pour chercher Ă accueillir et prendre en compte sa singularitĂ©, pour identifier ce qui est important pour elle, ce qui lui serait aidant, ce qui pourrait lui faire plaisir dans la situation qui est la sienne?Cette prise de conscience renvoie, ni plus, ni moins, Ă ce dont il est fondamentalement question avec la notion contemporaine de bientraitance. MalgrĂ© les critiques parfois un peu rapides mais qui ne sont nĂ©anmoins pas toutes infondĂ©es dont est lâobjet le choix du mot lui-mĂȘme et malgrĂ© certaines approches qui semblent parfois rĂ©duire ce concept Ă des grilles et aux codifications quâelles permettent, la bientraitance » conduit, au fond, Ă constater quâil ne suffit pas, plus prĂ©cisĂ©ment quâil ne suffit plus aujourdâhui, de bien faire tout ce quâil y a Ă faire pour que lâhumain se sente bien traitĂ©. Ă bien y rĂ©flĂ©chir, cela nâest pas rien ! Car cela nous dit autre chose que la nĂ©cessitĂ© de ne pas infliger du mal Ă lâautre, de ne pas se montrer mĂ©chant envers lui. Il ne suffit donc pas de ne pas ĂȘtre maltraitant pour se montrer bientraitant dans la relation au patient et Ă son entourage. Et ni la qualification ou le statut des professionnels, ni la pertinence scientifique et technique de ce quâils mettent en Ćuvre, ni la performance des structures dans lesquelles ils Ă©voluent et des organisations auxquelles ils se rĂ©fĂšrent nây pourront rien changer. Câest de considĂ©ration pour lâhumanitĂ© de lâautre ainsi que de sensibilitĂ© Ă ce que cet autre et les personnes qui lâentourent ont Ă vivre dans la situation quâensemble ils partagent dont il est ici cependant, que pour mettre plus de soin dans les soins, il ne sâagit pas dâenvisager le prendre soin » comme du relationnel » ou comme un relationnel Ă faire et qui se rajoute aux soins que lâon fait », soit comme une relation qui se ferait » en plus de ce que lâon a Ă faire, ou une relation dâaide qui se rajouterait » aux actes, aux techniques, aux gestes de soins que lâon pose par ailleurs. Le prendre soin nâest pas le » relationnel; il ne saurait ni sây diluer, ni sây rĂ©duire car il procĂšde, de maniĂšre beaucoup plus fondamentale et subtile, dâune intention. Cette intention inscrit la pratique, quelle que soit sa technicitĂ©, dans une perspective soignante qui reflĂšte une posture professionnelle et qui imprĂšgne, tant individuellement que collectivement, la pratique des professionnels en vue dâune action porteuse de sens et respectueuse des le fondement du prendre soin » ne rĂ©side pas dans la qualitĂ© dâune relation ou dâun savoir-ĂȘtre », mais bien dans la considĂ©ration que lâon a pour lâautre ainsi que dans la juste sensibilitĂ© dont on fait preuve Ă son endroit. Sans sensibilitĂ©, il ne peut y avoir de relation de soin de qualitĂ© car câest la sensibilitĂ© qui montre la capacitĂ© que lâon a de se sentir concernĂ© par ce que lâautre a Ă vivre et le dĂ©sir autant que la volontĂ© qui nous animent dâessayer dâĂ©laborer avec lui â ou de trouver pour lui â une pratique qui pourra ĂȘtre qualifiĂ©e de soignante car perçue comme aidante, bienfaisante, respectueuse et porteuse de sens. Une sensibilitĂ© que lâon sâautorise Ă exprimer en tant que tĂ©moin de lâintĂ©rĂȘt que lâon porte au malade et Ă ses proches et qui permet notre compassion, câest-Ă -dire au sens fort du terme, notre capacitĂ© et notre volontĂ© dâaccueillir et de prendre en compte sa souffrance, leur risque de banalisationComme mentionnĂ© plus haut, il ne suffi t pas de bien faire tout ce quâil y a Ă faire pour que lâhumain soit bien traitĂ©, se sente bien traitĂ©. Ce constat fait Ă©cho aux travaux dâHannah Arendt sur la banalitĂ© du mal H. Arendt, Eichmann Ă JĂ©rusalem, Paris, Gallimard, coll. Folio », 1997. Elle a Ă©tudiĂ© la dĂ©marche dâAdolf Eichmann chargĂ© de la dĂ©portation durant la Seconde Guerre mondiale et qui se montrait soucieux que tout soit bien fait, soit bien organisĂ© . Le souci de bien faire peut conduire, si lâon nây prend garde â si lâon ne dĂ©ploie pas une vigilance tant individuelle que collective â, Ă oublier, Ă nĂ©gliger lâhumanitĂ© de lâautre lorsque la prĂ©occupation de bien faire supplante la prĂ©occupation des personnes Ă qui lâon fait ce que lâon a Ă me rĂ©torque parfois que certaines techniques, vu leur importance, leur urgence et les enjeux pour le malade, requiĂšrent de dĂ©laisser lâattention portĂ©e Ă la personne au profit de lâattention portĂ©e Ă la technique. On me dit, Ă©galement, que les malades prĂ©fĂšrent une technique bien faite Ă un comportement chaleureux, comme si lâune Ă©tait presque incompatible avec lâautre. Si, de fait, certaines situations aux enjeux vitaux particuliers ou exigences techniques trĂšs minutieuses peuvent justifier un tel raisonnement, prenons garde de ne pas trop rapidement lâĂ©riger en principe. Lâindubitable nĂ©cessitĂ© de bien poser des actes techniques parfois trĂšs sophistiquĂ©s ne peut excuser un manque dâattention Ă la personne et Ă ses proches ainsi quâune forme de dĂ©sintĂ©rĂȘt pour les interrogations, les apprĂ©hensions voire les peurs qui sont les plus une technique nĂ©cessite pour la qualitĂ© mĂȘme de sa pratique une grande concentration voire une prĂ©cision dâorfĂšvre, plus elle requiert, Ă mes yeux, de rĂ©flĂ©chir Ă lâatmosphĂšre dâun lieu, aux conditions pour y dĂ©ployer une vigilance collective, dĂ©licate et attentionnĂ©e Ă lâendroit de cet autre car, quel que soit le degrĂ© de sophistication dâune technique, celle-ci concerne chaque fois la vie et le corps de lâautre â et cela nâest pas rien. Au fond, cela ne nous indique-t-il pas que, quelle que soit la technicitĂ© des actes posĂ©s, le prendre soin est accessible aux professionnels car aucune technique, si pointue soit-elle, ne requiert lâoubli du sujet, nâempĂȘche de lui porter de lâintĂ©rĂȘt, de se montrer sensible Ă ce quâil apprĂ©hende ou Ă ce qui sâagite en lui, notamment dans la maniĂšre de sâintĂ©resser Ă lui avant et aprĂšs lâacte que lâon a Ă poser? Cela ne nous indique-t-il pas Ă©galement que les lieux dans lesquels il nây a pas ou peu de technique ne sont pas nĂ©cessairement plus propices au prendre soin ? Câest de considĂ©ration et dâintentionnalitĂ© dont il est question et pas du type de moyens auxquels on a recours. Ainsi, quelle que soit la nature de la pratique, que celle-ci soit technique ou pas, chercher Ă ne pas banaliser lâhumain en vue de le bien traiter requiert de ne pas nĂ©gliger son humanitĂ©, dâavoir de lâestime pour la personne quâil est, de lui porter avec bienveillance de lâintĂ©rĂȘt et de faire preuve Ă son Ă©gard dâune juste sensibilitĂ©. Une sensibilitĂ© qui permet de se sentir concernĂ© par la situation de cet autre, de se laisser toucher sans, pour autant, se laisser envahir et dĂ©border par cette ce qui prĂ©cĂšde, une dĂ©finition de la banalisation de lâhumain dans le systĂšme de soins peut ĂȘtre proposĂ©e en vue de rĂ©flĂ©chir Ă tous les facteurs qui, dans le quotidien concret des pratiques, peut y contribuer et, dĂšs lors, Ă la vigilance que, tant individuellement que collectivement, il est utile de dĂ©ployer pour prĂ©ciser et alimenter une pratique infirmiĂšre de qualitĂ©La banalisation de lâhumain, câest lâoubli, au sein des pratiques du quotidien, de lâhumanitĂ© mĂȘme de lâhumain, de sa singularitĂ©, de sa sensibilitĂ©. W. Hesbeen, Banalisation et soins », in M. Dupuis, R. Gueibe, W. Hesbeen coord., La banalisation de lâhumain dans le systĂšme de soins, Paris, Seli Arslan, 2011, p. ne peut prĂ©tendre bien traiter, on ne peut donc prĂ©tendre avoir proposĂ© une pratique infirmiĂšre de qualitĂ© si la personne est banalisĂ©e, si son humanitĂ© est nĂ©gligĂ©e. En effet, la qualitĂ© du soin requiert que lâon se montre vigilant pour identifier ce qui est important pour cet autre dans la situation particuliĂšre qui est la sienne. Il sâagit, pour bien traiter et donc pour tendre vers la qualitĂ©, de se montrer humblement mais rĂ©solument soucieux de ce qui soucie lâautre. Humblement car lâautre nâest pas la maladie quâil a, ce qui nĂ©cessite de se rappeler en permanence que ce nâest pas lâaffection qui dĂ©termine la souffrance. Cet autre, sâil est oubliĂ© en son humanitĂ© ou si sa singularitĂ© nâest pas comprise et intĂ©grĂ©e dans le raisonnement professionnel ou encore sa sensibilitĂ© nĂ©gligĂ©e, ne pourra pas se sentir ni respectĂ© ni pris en compte dans sa traiter lâhumain repose ainsi fondamentalement sur la considĂ©ration que lâon a pour lâhumanitĂ© de cet autre, la capacitĂ© que lâon a de se sentir concernĂ© par sa situation et la vigilance que lâon dĂ©ploie pour ne pas nĂ©gliger sa dignitĂ©. Cela ne va pas de soi et câest de se mettre Ă lâouvrage chacun et ensemble dont il est ainsi question. Nâest-ce pas cela qui constitue le chantier de la qualitĂ©?Facteurs de banalisationSi bien des facteurs de banalisation peuvent ĂȘtre qualifiĂ©s de particuliers car directement liĂ©s au fonctionnement dâune structure ou dâun service et aux comportements des professionnels qui y Ă©voluent, dâautres facteurs plus ancrĂ©s dans le systĂšme, plus intrinsĂšques aux organisations et Ă ce titre plus rĂ©pandus et plus gĂ©nĂ©ralisables, peuvent Ă©galement ĂȘtre identifiĂ©s. Nous pouvons en retenir trois premier, qui mâapparaĂźt Ă la fois comme principal et fondamental, rĂ©side en une certaine illusion â ou un certain malentendu. Comme dĂ©jĂ mentionnĂ© plus haut, il sâagit de la confusion entre les soins et le soin, entre les actes de toute nature qui se posent, qui se font, et le souci de la personne Ă qui ces actes se destinent. Lâillusion est dâimaginer quâil suffit de faire des soins pour ĂȘtre soignant, alors quâil nây a aucune automaticitĂ© entre la capacitĂ© de bien poser un acte, de bien faire des soins et lâintention qui anime celui qui fait pourtant bien ce quâil a Ă faire. Rappelons-nous de la sorte que si les soins relĂšvent dâun mĂ©tier qui consiste Ă faire des soins que seuls des professionnels dĂ»ment habilitĂ©s peuvent poser dans un contexte professionnel donnĂ©, le soin, quant Ă lui, ne relĂšve dâaucun mĂ©tier et est accessible, dĂšs lors, Ă tout un chacun. En effet, le soin en tant que souci de lâhumain, en tant quâattention particuliĂšre et bienveillante qui lui est portĂ©e relĂšve non dâune quelconque qualification ou fonction mais dâune disposition Ă lâendroit de lâhumain. Une telle disposition nâest ni automatiquement associĂ©e Ă lâobtention du diplĂŽme dâinfirmiĂšre ou dâinfirmier, ni acquise une fois pour toutes. La disposition que lâon a pour lâhumain, que lâon exprime Ă lâendroit de lâhumain, se rĂ©flĂ©chit, sâexpĂ©rimente, Ă©volue et sâ confusion entre les soins qui se font et le soin en tant quâattention portĂ©e Ă la personne conduit ainsi Ă sous-estimer voire Ă nĂ©gliger ce que requiert comme qualitĂ©s humaines et comme disposition Ă lâendroit de lâautre une pratique dont la dimension technoscientifique est importante â indubitablement importante â, mais largement insuffisante pour prendre en compte la singularitĂ© dâun homme, dâune femme, dâun enfant malade; pour se montrer sensible Ă ce que le malade et ses proches ont Ă vivre dans la situation quâils partagent. La confusion entre les soins et le soin apparaĂźt comme dommageable Ă une pratique infirmiĂšre de deuxiĂšme facteur rĂ©side dans le rapport quâentretiennent les professionnels avec les diffĂ©rentes formes de savoirs et les outils de leurs pratiques. Il nây a, en effet, pas de science du singulier, ce qui requiert quâen chaque situation de soin, dĂšs lors que lâon veut essayer de prendre en compte la singularitĂ© de cette situation, lâon se montre vigilant pour ne pas confondre lâhumain singulier avec les savoirs et outils auxquels lâon se rĂ©fĂšre. Si les diffĂ©rentes connaissances acquises et si les outils mĂȘme Ă©laborĂ©s au plus prĂšs du lieu de lâactivitĂ© sont indubitablement utiles pour une pratique soucieuse de rigueur, de pertinence, de qualitĂ©, rappelons-nous quâils concernent les hommes et les femmes en gĂ©nĂ©ral alors que la pratique soignante sâadresse Ă une personne en particulier, et, Ă ce titre, Ă nulle autre pareille. Il en rĂ©sulte que les connaissances, les outils, tels par exemple les protocoles, les guides de bonnes pratiques, ne sont pas des mĂ©thodes Ă appliquer mais se prĂ©sentent comme autant de matiĂšre Ă penser. Câest donc de lâexercice de la pensĂ©e dont il est question, un exercice sans lequel il ne peut y avoir de compĂ©tence soignante car il conduit Ă chercher en situation ce qui convient Ă la personne concernĂ©e. Câest parce quâil nây a pas de science du singulier que le professionnel devra faire preuve dâintelligence du singulier, celle qui le conduit non Ă appliquer des savoirs et des techniques, mais bien Ă chercher en situation ce qui apparaĂźt comme le plus pertinent, le plus judicieux en regard des caractĂ©ristiques singuliĂšres de cette accordĂ©e, en notre Ă©poque contemporaine, aux experts qui disent comment faire pour bien faire a induit, tel un effet secondaire non dĂ©sirĂ©, une forme de crainte voire de culpabilitĂ© de penser hors les normes Ă©tablies par ces experts et les autoritĂ©s de tutelle qui en renforcent lâ le risque de penser pourrait mener Ă se situer en dehors des normes et de ce qui est dĂ©signĂ© comme des bonnes pratiques, et un tel risque nâest pas sans consĂ©quences, notamment au plan juridique. Cette culpabilitĂ© de penser se traduit par un souci de conformitĂ© Ă la norme, Ă la rĂšgle, ce qui conduit Ă une pratique uniforme. Or, lâuniformitĂ© est le ferment de la banalitĂ©, elle-mĂȘme incompatible avec une pratique infirmiĂšre de troisiĂšme facteur que je retiendrai ici est celui de lâorientation des structures et de leur prĂ©occupation gestionnaire. Sâil ne fait aucun doute que les structures de soins se doivent dâĂȘtre bien organisĂ©es, bien gĂ©rĂ©es et quâau nom mĂȘme de la solidaritĂ© entre tous on se doit de sây montrer soucieux des aspects financiers, il convient nĂ©anmoins de se rappeler que la performance gestionnaire trouve pour limite la pertinence humaine de lâaction. Que serait une structure brillamment organisĂ©e et Ă lâĂ©quilibre financier assurĂ© si les personnes qui y sont accueillies et celles qui y travaillent ne percevaient pas que cette structure a pris la pleine mesure de ce que sont les exigences quotidiennes dâune pratique de soins mettant en permanence en prĂ©sence des hommes et des femmes, les uns affaiblis, dĂ©pendants, souffrants et les autres au contact de cette souffrance prĂ©sente ou toujours prompte Ă surgir?Si les professionnels qui se situent au chevet des patients, au contact direct des hommes, des femmes, des enfants qui requiĂšrent des soins, ne perçoivent pas que les responsables ont la pleine conscience de ce que cela comporte comme exigences de cĂŽtoyer lâhumain malade ou dĂ©pendant en vue dâen prendre soin, ces professionnels sâĂ©puisent ou adoptent des comportements de repli qui les protĂšgent mais qui favorisent, Ă©galement, la banalisation de lâautre puisquâils se sentent eux-mĂȘmes banalisĂ©s dans leur Hesbeen, infirmier et docteur en santĂ© publique, est responsable pĂ©dagogique du GEFERS Groupe francophone dâĂ©tudes et de formations en Ă©thique de la relation de service et de soin, Paris-Bruxelles. Il est Ă©galement professeur Ă lâUniversitĂ© catholique de Louvain Belgique et rĂ©dacteur en chef de la revue Perspective venez de lire le dĂ©but du premier chapitre La dimension Ă©thique de la qualitĂ© de lâouvrage La qualitĂ© du soin infirmierVoir les articles de la rubrique IFSI/Infirmier
par Rachel Horton White Beaucoup dâentre nous traversent des hauts et des bas ces jours-ci. Nous expĂ©rimentons les joies dâĂȘtre Ă lâextĂ©rieur et de sâimprĂ©gner des cadeaux de la Terre, et puis nous ressentons lâĂ©nergie lourde du collectif. Nous purgeons les ombres de la matrice 3D, en nous-mĂȘmes et en tant que race humaine, au milieu dâune lumiĂšre massive qui nous Ă©claire. Il nous est demandĂ© de continuer Ă ancrer la lumiĂšre, de faire preuve de patience, dâĂ©liminer lâego. Cette pĂ©riode est un moment puissant pour recevoir des activations de codes de lumiĂšre. Mais parfois, nous avons lâimpression que cela ne fonctionne pas, ou que tous ces trucs spirituels sont un tas de bĂȘtises qui ne fonctionnent pas. Puis, nous nous rappelons ce que nous ressentons. Nous ne saurons peut-ĂȘtre jamais ce qui est vraiment vrai ou ce qui est vraiment rĂ©el, mais nous le savons lorsque nous ressentons une rĂ©sonance dans notre cĆur. Ce qui compte, câest ce que nous ressentons dans notre cĆur. Câest un souvenir de notre Ăąme, de nombreuses vies passĂ©es. Nous arrivons dans chaque vie, grĂące Ă la loi divine de lâamnĂ©sie, sans aucun souvenir de notre mission, ni des leçons que nous nous sommes fixĂ©s dâapprendre dans cette vie. En fait, lâexpĂ©rience de la vie, de chaque situation dans laquelle nous nous trouvons, est la façon dont nous dĂ©couvrons la boĂźte aux trĂ©sors qui se trouve Ă lâintĂ©rieur. MalgrĂ© tout, dans un monde oĂč il faut payer les factures, mettre de la nourriture sur la table et se loger, nous nous demandons si nous allons vraiment vers la Nouvelle Terre. Le monde 3D est toujours lĂ pour nous enseigner, et nous nous dĂ©plaçons toujours entre les rĂ©alitĂ©s. Nous ne sommes pas encore en 5D. Cela peut ĂȘtre dĂ©routant et ces Ă©motions mĂ©langĂ©es peuvent conduire Ă la frustration et Ă lâirritabilitĂ©, mĂȘme envers ceux avec qui nous sommes spirituellement alignĂ©s. Nous nous demandons ce qui est vraiment rĂ©el. Sommes-nous vraiment en train dâatteindre des Ă©tats de conscience supĂ©rieure ou tout cela nâĂ©tait-il quâun mensonge ? Comment faisons-nous rĂ©ellement cela ? Rappelez-vous quâil existe de nombreuses illusions. Il est presque impossible de savoir ce qui est vrai ou rĂ©el en se basant sur ce que nous entendons dans les mĂ©dias. Il existe un programme trĂšs astucieux pour nous tromper, alors prenez ce que vous entendez dans le courant dominant, mĂȘme dans les thĂ©ories de la conspiration », avec un grain de sel ! Je fonctionne selon la rĂšgle des 80-20⊠80 % de vĂ©rité⊠20 % de contre-vĂ©ritĂ©. Ou vice-versa. Faites confiance Ă ce qui vous semble juste et qui est basĂ© sur lâamour, pas sur la peur. Si vous avez peur, mĂȘme sâil y a une part de vĂ©ritĂ© dans ce que vous entendez, il nâest pas dans votre intĂ©rĂȘt de vous concentrer sur cette information. Voici quelque chose qui peut vous aider Ă vous aligner sur le plan de votre futur moi le plus Ă©levĂ© Se dĂ©tacher de ce que lâon recherche peut ĂȘtre difficile. Pourtant, câest une partie importante de lâalchimie de la co-crĂ©ation. AprĂšs avoir co-créé la vision de votre futur Soi idĂ©al, essayez de trouver un lieu de satisfaction pour votre vie actuelle. Si vous pouvez accepter votre vie telle quâelle est actuellement et en Ă©prouver de la gratitude, mĂȘme si vous souhaitez un avenir diffĂ©rent, vous pouvez vivre dans une vibration Ă©levĂ©e. Concentrez-vous sur la gratitude pour les bonnes choses dĂ©jĂ prĂ©sentes dans votre vie. Soyez reconnaissant pour les petites choses comme un corps fort, un esprit sain et une maison chaleureuse. Restez dans lâĂ©tat dâesprit suivant Jâaimerais que cela se produise, mais si ce nâest pas le cas, je vais me concentrer sur les moments heureux de ma vie actuelle telle quâelle est. » Un moyen facile de crĂ©er la vibration du recevoir » est dâĂ©crire au moins trois choses pour lesquelles vous ĂȘtes reconnaissant chaque matin et chaque soir. Bien sĂ»r, vous pouvez aussi simplement penser Ă ce dont vous ĂȘtes reconnaissant, mais lorsque nous Ă©crivons des choses, notre esprit voit des mots sur le papier et commence Ă croire quâils sont rĂ©els. Avec la gratitude et les Ă©motions Ă haute vibration, votre attention se portera, au fil du temps, sur ce qui est bon dans votre vie. Dans le processus dâaction et dâajustement de vos actions pour vous aligner sur le flux, votre niveau vibratoire peut devenir suffisamment Ă©levĂ© pour correspondre Ă celui de la vibration de votre Soi futur. Lorsque votre cĆur sâouvre Ă la gratitude, il sâouvre Ă©galement pour sâaligner sur votre vision. Avec votre intuition qui vous guide le long du chemin, votre vie commence Ă se dĂ©rouler devant vos yeux ! Une autre façon de co-crĂ©er notre Soi Futur est Ă travers la lentille de la guidance Divine. Lorsque nous demandons aux anges et aux guides de nous aider, ils rĂ©pondent en nous envoyant des idĂ©es, des opportunitĂ©s et des personnes. En attendant, remarquez ce qui semble se mettre sur votre chemin. Y a-t-il une pensĂ©e ou une idĂ©e qui vous revient sans cesse souvent par lâintermĂ©diaire dâune autre personne ? Je crois que lâEsprit nous parle par trois. Si jâentends la mĂȘme recommandation de livre, ou le nom de quelquâun que je devrais rencontrer, Ă plusieurs endroits diffĂ©rents, alors je sais que mes guides divins essaient de sâadresser Ă moi. Lâunivers ne nous apporte pas toujours ce que nous cherchons de la maniĂšre dont nous lâattendons et dans le dĂ©lai que nous souhaitons ! Les choses peuvent changer, en fonction du timing, du libre arbitre des autres et de lâĂ©volution de nos propres dĂ©sirs. Lorsque nous puisons dans lâĂ©nergie de la co-crĂ©ation et des lois divines, nous commençons Ă travailler avec des forces magiques. Cette magie consiste Ă permettre, plutĂŽt quâĂ forcer. Parfois, nous pensons que si nous essayons plus fort ou si nous travaillons plus, alors nous pourrons faire en sorte que cela fonctionne ce qui est une approche du cerveau gauche. En fait, câest le contraire qui est vrai. Si nous permettons Ă la volontĂ© divine dâagir comme elle le fait, nous pouvons apprendre Ă faire confiance au fait que notre commande dans le restaurant de lâunivers est en train dâĂȘtre prĂ©parĂ©. Finalement, nous commençons Ă comprendre que les cadeaux divins qui nous entourent sont vraiment les nĂŽtres pour en faire lâexpĂ©rience et les gĂ©nĂ©rer en tant que co-crĂ©ateurs. En Ă©liminant les pensĂ©es nĂ©gatives de lâego dans notre esprit, nous apprenons Ă explorer, Ă expĂ©rimenter et Ă prendre des risques, notamment en allant vers les autres. Nous jetons nos filets au loin, pour voir ce que nous pouvons attraper, encore et encore. Puis, un jour, au moment oĂč nous nous y attendons le moins, nous nous apercevons que nous sommes devenus notre futur moi. Nous faisons le travail, en nettoyant les schĂ©mas ancestraux et aussi ceux de nombreuses vies passĂ©es. Le monde que nous crĂ©ons, en tant que montreurs de chemins, sera un Ăąge dâor de pur amour. Ensemble, nous rassemblons les outils qui nous aideront Ă apprendre, et ensuite Ă enseigner aux autres, comment ĂȘtre dans cette rĂ©alitĂ©. Avec chaque action que nous entreprenons et avec lâintention dâĂȘtre dans une vibration dâamour et de guĂ©rison, en Ă©liminant nos vieilles ombres, beaucoup dâentre nous se dĂ©placent dĂ©jĂ dans cette façon dâĂȘtre. Continuez Ă faire confiance, Ă apporter de la lumiĂšre, Ă Ă©liminer lâego et Ă permettre au monde 5D de se dĂ©ployer dans votre rĂ©alitĂ© personnelle. **Par Rachel Horton White English version Traduit et partagĂ© par la Presse Galactique 20,263
"La vĂ©ritable ambition n'est pas vellĂ©itĂ©, mais moteur d'action pour avancer en se dĂ©passant", estime Philippe Laurent. Flickr/hlkljgk La premiĂšre image que nous avons de l'ambitieux est celle de l'homme aux dents qui rayent le parquet, celle du requin prĂȘt Ă dĂ©vorer ses concurrents, celle du guerrier dont l'obtention de la victoire lĂ©gitime toutes les agressivitĂ©s, celle de la grenouille qui veut devenir plus grosse que le boeuf. L'ambition a donc mauvaise image. Avec la "niaque" qui recherche Ă tout prix le succĂšs, l'aviditĂ© du titre, la cupiditĂ© du toujours plus, du toujours plus loin et du meilleur que les autres, l'ambitieux que nous pensons a soif de pouvoir et Ă besoin de se prouver Ă lui-mĂȘme et aux autres qu'il est capable et invincible. L'histoire prouve que l'ambition dĂ©mesurĂ©e des uns a trop souvent fait le malheur des autres. Beaucoup d'ambitieux lucides pourraient aussi tĂ©moigner Ă posteriori de ce qu'ils ont perdu en laissant libre cours Ă leur envie dĂ©bordante. Mais les mĂ©faits de cette dĂ©mesure sur la personne et son entourage ne doivent pas nous autoriser Ă caricaturer ni Ă diaboliser l'ambition saine et vĂ©ritable, qui permet Ă l'homme de gagner un bout du monde sans y perdre son Ăąme. Offre limitĂ©e. 2 mois pour 1⏠sans engagement La vĂ©ritable ambition n'est pas volontĂ© de puissance, mais de rĂ©alisation de soi; elle n'est pas vellĂ©itĂ©, mais moteur d'action pour avancer en se dĂ©passant. L'ambitieux ne se laisse pas vivre ou pousser par les Ă©vĂ©nements extĂ©rieurs, mais se projette lui-mĂȘme Ă moyen et long terme, prenant en main sa vie de maniĂšre responsable, dynamique et optimiste, dans un esprit de conquĂȘte qui permet de surpasser les obstacles. Il prend en charge son Ă©volution sans attendre passivement que les autres s'en chargent. Il ne baisse pas les bras, mais remonte ses manches et "se bat" pour obtenir ce qu'il recherche une nouvelle position, une mobilitĂ©, un nouveau mĂ©tier, etc.. Non de maniĂšre agressive, "contre les autres", mais avec cette violence qui permet au tenace d'avancer "contre ses peurs" et de tenir tĂȘte Ă l'adversitĂ©. L'ambition saine est bĂ©nĂ©fique car elle fait grandir, rend fier, donne envie et mobilise. Elle est un puissant rĂ©veil, non par appel du devoir, mais par goĂ»t et envie, mettant debout l'homme qui dort et relevant celui qui est tombĂ©. Si la soif de succĂšs est un moteur puissant, l'orgueil de la rĂ©ussite est un gonflement de soi qui gĂȘne l'Ă©coute et empĂȘche la comprĂ©hension de la personne essoufflĂ©e, abattue ou passive. Quand l'ambition dĂ©borde, l'ambitieux en "met plein la vue", rĂ©duit la rĂ©alitĂ© Ă soi-mĂȘme sans Ă©gard ni regard pour l'autre qu'il Ă©crase avec plus ou moins de conscience et de plaisir. Les deux grands dangers de l'ambition sont la dĂ©mesure et la non-mesure dĂ©mesure du rĂȘve par rapport Ă la rĂ©alitĂ©, de l'investissement financier, de l'engagement personnel, du titre; non-mesure de ses forces et faiblesses, de ses limites et de ses ignorances et aussi des impacts de la dĂ©mesure. Il est plus facile d'avoir l'ambition de rĂ©ussir que de vraiment rĂ©ussir son ambition, car celle-ci se corrompt dĂšs qu'elle vise le toujours plus avant le toujours mieux, qu'elle positionne le soi au-dessus des autres et sacrifie sa vie pour mieux la gagner. L'appĂ©tit boulimique du succĂšs lui donne tant de poids, qu'elle finit par dĂ©sĂ©quilibrer la personne et son environnement. Mais pourquoi serait-il juste de croire qu'ĂȘtre ambitieux, c'est ĂȘtre orgueilleux? L'Evangile ne dit-il pas que "le royaume des cieux est aux violents"? Une saine ambition peut ĂȘtre freinĂ©e par des idĂ©es fausses ou des peurs la crainte du jugement des jaloux, une vision du succĂšs qui le rend coupable, la peur des responsabilitĂ©s ou de la prise de risque, la crainte de quitter un petit confort acquis pour un plus grand confort incertain, la peur de devoir se battre pour obtenir ce que l'on veut, celle de ne pas y arriver et d'ĂȘtre jugĂ© comme un "loser" en cas d'Ă©chec. Elle peut aussi ĂȘtre empĂȘchĂ©e par les mauvais exemples de personnes ambitieuses et malheureuses personnellement, par la volontĂ© de garantir le succĂšs en supprimant tous les imprĂ©vus, par l'impatience du rĂ©sultat, par un confort financier qui la rend non nĂ©cessaire, par quelqu'un qui nous pousse dans une direction qui n'est pas la nĂŽtre et nous demande trop d'efforts, par le jugement d'un proche qui ne croit pas en nous. Pour dĂ©velopper une vĂ©ritable ambition professionnelle, le plus important est de commencer par se poser une question essentielle qu'est-ce que je veux pour moi demain professionnellement et personnellement? Je suis rarement seul Ă pouvoir rĂ©pondre Ă cette question, car elle engage ma vie et ceux qui la font. Qu'est-ce que je recherche au-delĂ de cette ambition? De quoi mon ambition est-elle le moyen? En l'intĂ©grant dans un projet de vie plus global, elle s'Ă©claire et prend tout son sens. Dans cette vision, je dois me donner un objectif concret qui reprĂ©sente pour moi un dĂ©fi, me demande Ă©nergie, crĂ©ativitĂ©, intelligence, patience et travail. Enfin, je dois me donner les moyens de mon ambition. Que dois-je apprendre pour la rĂ©aliser? Que suis-je prĂȘt Ă "sacrifier" pour elle? Par quoi dois-je commencer? Par Philippe Laurent, coach, confĂ©rencier et formateur La vĂ©ritable ambition est celle qui me donne du souffle, m'entraine et m'Ă©panouit, car elle est en phase avec qui je suis, me permet d'exploiter mes talents et d'actualiser mes potentiels. Elle me fait regarder au loin, surtout devant l'obstacle, en me donnant toujours une bonne raison de faire chaque jour un pas de plus avec patience, persĂ©vĂ©rance et tĂ©nacitĂ©. L'ambitieux n'est pas content de battre les autres, mais de se vaincre lui-mĂȘme en allant encore plus loin que ce qu'il croit possible. Par Philippe Laurent, coach, confĂ©rencier et formateur PhilippeLaurent Les plus lus OpinionsChroniquePar GĂ©rald BronnerLa chronique d'AurĂ©lien SaussayPar AurĂ©lien Saussay, chercheur Ă la London School of Economics, Ă©conomiste de l'environnement spĂ©cialiste des questions de transition Ă©nergĂ©tiqueChroniqueAbnousse ShalmaniLa chronique de Christophe DonnerChristophe Donner
action faite de soi meme sans reflexion