Endix ans, Vincent Macaigne s'est fait un nom sur la scène contemporaine, notamment grâce au succès d’Au moins j'aurai laissé un beau cadavre, sa réécriture d'Hamlet qui a séduit de nombreux spectateurs au Festival d'Avignon, où ce spectacle a été créé en juillet 2011, mais qui a aussi divisé la critique. Comme d'autres metteurs en scène contemporains, Vincent Macaigne Cevendredi 1 avril, 2858 Cadavres vous attendent à prix réduit sur notre plateforme e-commerce. Sur le neuf comme avec un produit Cadavres occasion, profitez de l'ensemble de nos avantages client exclusifs pour faire un maximum de bonnes affaires. Comme l'utilisation d'un code promo Cadavres et l'activation d'une remise immédiate. Ou encore Lemembre 'Nyx Spero' a effectué l'action suivante : Lancer de dés 'Dé 4 faces' : Uncadavre retrouvé dans un canal. Il ne fait pas bon vivre à Marignane ces temps-ci. En moins de huit jours, un Arménien a donné la mort à un Kurde au terme d'une rixe dans une épicerie Eneffet, un inconnu, profitant d'un moment d'inattention de la famille éplorée, est allé exercer des pratiques assez curieuses, sur le cadavre étendu dans le cercueil. Il lui a donc arraché la peau du front, des mâchoires et de la nuque. Passé le moment d'indignation et l'émoi, il est décidé de démasquer l'auteur de cet acte odieux. kKKFQfg. Publié le 12 juil. 2011 à 101La tombe du père d'Hamlet transformée en piscine boueuse, le spectre incarné » par un furet empaillé, Claudius, l'oncle félon, déguisé en banane géante pour le bal de ses noces... La relecture iconoclaste, trash et spectaculaire, de la tragédie de Shakespeare par Vincent Macaigne, l'enfant terrible du théâtre français, restera comme une des sensations du 65eFestival d' de plus de trois heures, Au moins j'aurai laissé un beau cadavre » apparaît comme un patchwork géant fait de brocards et de fripes du beau, du laid, du subtil et du lourd, de la provocation gratuite et de l'émotion vraie. On rit beaucoup dans la première partie; on en prend plein la tête, les yeux lumières d'apocalypse, château gonflable sanglant et les oreilles, dans la seconde. Le texte entremêle la pièce de Shakespeare et la prose anachronique et surréelle de reste-t-il d'Hamlet ? Peu et beaucoup à la fois. Ici, c'est plutôt Claudius le gentil du moins le moins mauvais. Hamlet est un barbare esthète plus nihiliste que pusillanime. Les femmes sont des écorchées vives la mère tempétueuse, Gertrude; la fiancée au coeur d'artichaut, Ophélie, trompée, abusée, qui entraîne tout le royaume dans sa noyade. Tyrannie qui tourne à vide, logique folle du pouvoir... Le roi et la reine sont nus -littéralement. Quelque chose est bien pourri, foutu, dans le royaume du Danemark... et des hommes. Les comédiens déchaînés, Pascal Rénéric Hamlet en tête font vaillamment le grand écart entre les Monty Python et le drame peut s'agacer des longueurs, des écarts scatologiques et potaches, des philippiques fumeuses... Mais on ne peut qu'être impressionné par la puissance des images et la beauté du geste théâtral. Emballé, outré ou médusé, le public reste jusqu'au bout acteur de ce délire déçoitRetour sur les planches un peu décevant, en revanche, pour Juliette Binoche dans Mademoiselle Julie », de Strindberg, mis en scène par Frédéric Fisbach, gymnase Aubanel. La comédienne semble encore se chercher et passe en revue tous les possibles de son personnage naïveté, candeur, glamour, révolte sans trouver le lien. Ses quelques fulgurances laissent présager le meilleur l'an prochain à Paris à l'Odéon. Nicolas Bouchaud joue d'un bloc, fort et juste, le valet amoureux et arriviste Jean, tandis que Bénédicte Cerutti donne une modernité troublante à Kristin, la cuisinière le spectacle est très réussi. Le décor vitré » rappelle l'esthétique du dramaturge allemand Thomas Ostermeier. Les lumières blanches-or-rouges créent une transe onirique. L'idée de donner à voir la fête des domestiques en fond de scène avec des danseurs figurants est astucieuse. S'ébauche une sorte de cauchemar clinique et existentiel, mais qui reste à la surface des choses. Le texte de Strindberg n'est pas chamboulé et on reste extérieur à la tragédie. Eté Le metteur en scène adapte "Hamlet" dans l'hémoglobine et la boue, au Cloître des carmes. C'est le spectacle que l'on attendait au Festival d'Avignon celui qui vient tout casser, au risque d'excéder une partie des spectateurs, et d'enthousiasmer les autres. Sous un titre formidable, Au moins j'aurai laissé un beau cadavre, il revisite Hamlet, de William Shakespeare, et se donne au Cloître des carmes, où le public des premiers rangs est protégé par une bâche en plastique des jets d'hémoglobine, de boue et de projectiles en tous genres qui ponctuent les quatre heures d'une représentation trash, foutraque et passionnante, signée Vincent Macaigne, un nouveau venu à Avignon. A 32 ans, Vincent Macaigne est un des benjamins du Festival. A la ville, c'est un garçon calme, en apparence. Il a grandi à Paris, entre un père français, commercial dans une entreprise, et une mère iranienne, issue d'une famille très politisée. Depuis sa sortie du conservatoire, en 2002, il a signé plusieurs spectacles, dont trois versions d'un Requiem de son cru, inspiré, et une adaptation de L'Idiot, de Dostoïevski. Il a toujours écrit, et fait du théâtre comme bon lui semble sans se soucier des autres ni chercher à être en réaction. Ce n'est pas un provocateur-né qui s'attaque à Hamlet. Mais c'est un homme jeune en colère, pour des raisons qu'il garde secrètes et d'autres qu'il exprime. Toutes traversent Au moins j'aurai laissé un beau cadavre, qui s'est construit comme les précédents spectacles de Macaigne en travaillant sur le plateau avec sa bande d'acteurs amis. Ce travail ne s'arrête pas quand les représentations commencent. Chaque jour, le spectacle bouge. Chaque soir, Vincent Macaigne est au sommet des gradins, et il interpelle en direct ses acteurs, qui se ne gênent pas pour lui répondre des choses comme "Tout le monde sait que c'est de la merde, ton texte à la con." Le public ne s'en rend pas compte. Des phrases de ce genre se ramassent à la pelle dans Au moins j'aurai laissé un beau cadavre, qui commence dans une ambiance assez survoltée, avec un appel au public à venir sur le plateau, jonché de terre et de couronnes mortuaires qui entourent une tombe remplie d'eau. Comme dans le bon vieux théâtre d'intervention des années 1960, le public entre dans le jeu, chante, danse et crie. Puis on lui dit de regagner les gradins. D'une certaine manière, c'est presque frustrant qu'est-ce que ça donnerait, Hamlet avec lui ? Ce que le public ne sait pas, c'est que ce début est né d'un défi. Le soir de la première, samedi 9 juillet, Vincent Macaigne avait parié 50 euros avec un acteur qui lui avait dit "Je les ferai monter sur scène. - Essaye, on verra bien !" On a vu. Et le public n'a pas mal pris du tout qu'on lui dise de regagner les gradins. Puis le spectacle a commencé avec cette annonce "Vous allez voir l'histoire d'Hamlet, mon meilleur ami, mort il y a à peine deux mois." Hamlet, chez Vincent Macaigne, c'est "un putain de dépressif", comme le lui dit Claudius, son oncle, qui vient d'épouser sa mère, Gertrude. Il n'a de cesse de se jeter dans l'eau de la tombe de son père, dont le fantôme revient sous la forme d'un furet empaillé. "Faut pas que tu t'empêches de vivre", le supplie Ophélie. Tous les deux se revoient enfants. Des enfants qui s'aimaient dans un Danemark pourri, où leur apprenait à déverser la haine de soi contre l'autre, l'ennemi norvégien, qui "pique tout". Il y a des drapeaux français, danois et européen au fond du plateau, à côté de distributeurs de boissons dont Claudius fait grand usage. Le personnage-clé de ce Hamlet, c'est lui. Vincent Macaigne aime l'idée qu'il a peut-être eu de bonnes raisons de tuer son frère, le père d'Hamlet. "Vous ne pouvez pas savoir ce que ça fait", dit Claudius, qui court comme un dératé à la recherche de sa "coupable innocence". Tout est là Au moins j'aurai laissé un beau cadavre ne cesse de parcourir le champ d'une idée comment se tarit l'innocence, que ce soit celle de Claudius, d'Hamlet ou d'Ophélie. Eh bien, elle se tarit dans le sang et les larmes, qui prennent dans le spectacle la forme exacerbée de la provocation. Au fond, Vincent Macaigne ne réécrit pas Hamlet. Il dialogue avec la pièce, lui fait sortir ce qu'elle a dans les tripes, de son point de vue, aujourd'hui. C'est souvent très drôle, surtout dans la première partie, qui fait éclater de rire le public. Dans la seconde, une mélancolie profonde prend le dessus, sur le mode "Il ne faut pas en vouloir à quelqu'un qui est né, et qui a raté." Ecrite en néons placés tout au sommet du décor, une phrase le dit autrement "Il n'y aura pas de miracles, ici", en pointant une flèche sur le plateau. Mais de la vie, oui, il y en a. Et beaucoup même, jusqu'à l'outrance. Ça castagne dans tous les sens, à grands jets de fumigènes, d'insultes, de gags à la noix de coco. Bref, c'est un "grand bordel", pas toujours maîtrisé, parfois longuet, et troué de moments incandescents, comme la scène où des comédiens jouent devant la cour une comédie racontant l'histoire du meurtre du père d'Hamlet. Mais à la fin, un grand silence se fait le public, sonné, part dans la nuit d'Avignon, en se disant qu'au moins, là, il a vécu quelque chose. Au moins j'aurai laissé un beau cadavre, d'après Hamlet, de Shakespeare. Ecrit et mis en scène par Vincent Macaigne. Avec Samuel Achache, Laure Calamy, Jean-Charles Clichet, Julie Lesgages, Emmanuel Matte, Rodolphe Poulain, Pascal Rénéric, Sylvain Sounier. Cloître des carmes, jusqu'au 19 juillet, à 21 h 30. Durée 3 h 45. Tél. 04-90-14-14- 14. De 13 € à 27 €. Brigitte Salino Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Découvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois ordinateur, téléphone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe. n° 132 juin 2011 © CHRiStOPHE RAyNAuD DE LAgE/fEStiVAL D’AVigNON b Quels corps de métier du théâtre les élèves ont-ils pu voir sur le plateau ? Toutes les personnes qui participent à l’élaboration du spectacle sont mises en jeu, à un moment ou à un autre – les comédiens, évidemment ; – les techniciens, qui font les changements de décor à vue, revêtus du même costume de banane que celui de Claudius ; – le metteur en scène, Vincent Macaigne, qui apparaît au plateau à l’entracte, pour le nettoyer et le déblayer ; – la régie, qui, plusieurs fois, est prise à partie par les comédiens ; un technicien lumière intervient même, lors de la pièce d’Hamlet, pour demander aux comédiens de jouer ; – enfin, lors des représentations à Avignon, le régisseur lui-même, qui monte sur le plateau pour demander aux spectateurs de regagner leur fauteuil. On rappellera aux élèves que le théâtre a toujours été pour Vincent Macaigne une aventure collective. b Faire réfléchir les élèves à leur rôle en tant que spectateurs. Ont-ils été amenés à faire des choses que le public de théâtre ne fait pas ordinairement ? Ont-ils eu le sentiment de participer à la représentation, et à quels moments ? Le théâtre de Vincent Macaigne amène aussi le spectateur à sortir de sa place et de son habituelle passivité. D’abord, parce qu’il est traité sans ménagement les premiers rangs se voient distribuer au début du spectacle des protections auditives et une bâche plastique pour se protéger des éclaboussures de boue ou de peinture ; les femmes du public sont traitées de vieilles connes » et les quelques spectateurs qui pensent pouvoir filer discrètement avant la fin du spectacle sont en général alpagués par les comédiens. Ensuite, parce que le public est aussi associé au jeu – avant le spectacle, un chauffeur de salle l’encourage à monter sur le plateau, puis à danser et chanter avec lui ; 16 16n° 132 juin 2011 14. On peut voir la vidéo ici xjvcpb_des-spectateurs-se-jettent-dans-lafosse-de-au-moins-j-aurais-laisse-un-beaucadavre_fun – pendant le spectacle, il est pris à partie par les comédiens qui lui demandent de jurer ou d’applaudir ; – des jeux avec des spectateurs sont mis en place le comédien Roger Roger offre un fruit et son numéro de portable à une jolie femme dans le public ; Gertrude offre sa culotte à l’issue de son strip-tease ; – des comédiens s’assoient au milieu du public pendant la représentation de la pièce d’Hamlet, ou courent à travers les rangées de spectateurs. Dans le spectacle, le public joue un rôle à part entière. Le fait de fouler le plateau est assez symbolique de la place qui lui est offerte. Certains spectateurs s’emparent de cet espace de liberté qui leur est laissé. On a ainsi vu, un soir, une jeune femme lancer à son tour ses sandales sur le plateau lors du monologue de Claudius, et deux jeunes gens plonger dans la fosse de l’avant-scène 14 ! Work in progress b Proposer aux élèves d’écouter la rencontre entre Vincent Macaigne et le public du Festival d’Avignon Que dit le metteur en scène sur son rapport à l’écriture ? Vincent Macaigne fait évoluer soir après soir la représentation. Lors de la conférence, il explique disposer de 7 ou 8 heures de matériau de spectacle, d’où il a extrait 3h30. Le processus d’écriture du spectacle naît du plateau et peut évoluer en fonction des représentations. b Qu’est-ce que cela nous apprend du statut du texte dans un tel spectacle ? On est dans un processus d’écriture qui évacue la littérarité. Le texte théâtral se construit au présent du plateau, il n’est pas figé, certaines phrases pouvant être modifiées par les comédiens. On rappellera aux élèves que cela explique en grande partie pourquoi Vincent Macaigne refuse l’édition de ses textes. b Les élèves ont-ils observé Vincent Macaigne en régie ? Ont-ils l’habitude de voir un metteur en scène agir ainsi ? Lors des représentations au Festival d’Avignon, Vincent Macaigne se tenait en régie, à vue, pendant tout le spectacle. Les spectateurs 17 17 b On pourra faire lire aux élèves la critique de Florence March qui regrette que la place réservée au public ne soit pas plus réelle et leur demander de réagir http// b De quelles autres pratiques culturelles, sociales ou même sportives pourrait-on rapprocher le théâtre de Vincent Macaigne ? Au moins j’aurai laissé un beau cadavre crée une convivialité, un partage que l’on trouve dans d’autres formes artistiques ou culturelles. Il emprunte certains codes à d’autres formes plus populaires comme le concert, la télévision ou même le match. Cela confère au spectacle un caractère festif. C’est le cas par exemple de l’entracte, qui est accompagné d’une chanson de variété italienne, Sara Perche Ti Amo de Ricchi E Poveri. ont pu le voir donner des consignes de jeu aux comédiens, rectifier des éléments en communiquant par de grands gestes survoltés, à l’instar d’un chef d’orchestre. Là encore, ce positionnement indique une volonté de se confronter au présent du plateau le jeu n’est pas fixé une fois pour toutes, il réagit et évolue en fonction de l’énergie de chaque soir. Le travail théâtral n’aboutit pas à un produit fini qui serait le spectacle. Au contraire, le spectacle donne à voir un processus de travail en direct. b Qu’est-ce que ce work in progress induit dans le jeu des comédiens ? Les comédiens auront certainement frappé les élèves par leur énergie et l’intensité de leur jeu. Ils s’autorisent de larges parts d’improvisation, en réagissant aux départs des spectateurs par exemple ou en développant plus ou moins longuement certaines scènes c’est le cas de la bagarre avant le début de la pièce d’Hamlet, lorsque commence la seconde partie. Les comédiens sont aussi associés à l’écriture du spectacle. La scène inaugurale du chauffeur de salle est née d’un pari entre Vincent Macaigne et le comédien Sylvain Sounier. Celui-ci devait gagner 50 euros s’il réussissait à faire monter tout le public sur scène ! Même si les formes prendrai » et prendrais » sont homophones, n’employez pas l’une pour l’autre ! Si » est suivi d’un présent ? On aura, dans la proposition qui suit ou qui précède, recours au futur. Pour vous en assurer, remplacez je » par nous » S’il fait beau, je sortirai. = S’il fait beau, nous sortirons. Si » est suivi d’un imparfait ? On aura, dans la proposition qui suit ou qui précède, recours au conditionnel présent, dont la terminaison à la 1re personne du singulier est ais ». Pour vous en assurer, remplacez je » par nous » S’il faisait beau, je sortirais. = S’il faisait beau, nous sortirions. Découvrez également les nuances entre futur ou conditionnel avec notre autre règle je ferai ou je ferais ». Pour ne plus commettre cette faute et beaucoup d’autres testez gratuitement nos modules d’entraînement sur plus de 7 millions d’utilisateurs ! Avis de l’expert – Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes Pour peu que si » soit suivi d’un plus-que-parfait, c’est le conditionnel passé qui est de rigueur S’il avait fait beau, je serais sorti. » Il convient, là encore, de ne pas oublier le s » final, faute de quoi l’on se retrouverait… au futur antérieur ! La substitution ci-dessus recommandée conserve toutes ses vertus dans ce cas de figure S’il avait fait beau, nous serions sortis. » Exercices cherchez les erreurs S’il avait le toupet de répliquer, je le remettrai définitivement à sa place. Si jamais il vient à m’en parler, je lui ferai part de mon point de vue. Je l’aiderais si la chose était en mon pouvoir. S’il se confirmait que je n’ai plus la confiance de la direction, je démissionnerai. Si tu penses que je dois intervenir, j’interviendrais. Si je faisais plus attention, je ferais probablement moins de fautes. Je l’apprécierai davantage s’il se montrait plus franc avec moi. Si l’on me propose le poste, je ne dirai certes pas non. Je ne lui répondrais que s’il insiste lourdement. S’il se mettait à pleuvoir, je renoncerais sans doute à cette promenade. S’il arrive à temps, je prendrai la voiture comme prévu. S’il joue contre moi, je devrai faire de mon mieux, mais cela ne suffira sans doute pas à le battre. Réponses Faux. Il faut écrire S’il avait le toupet de répliquer, je le remettrais définitivement à sa place. L’imparfait de la proposition qui précède avait » entraîne nécessairement un conditionnel présent. À la 1re personne du pluriel, on dirait d’ailleurs spontanément nous le remettrions ». Phrase correcte. Phrase correcte. Faux. Il faut écrire S’il se confirmait que je n’ai plus la confiance de la direction, je démissionnerais. C’est le présent du conditionnel qui est de rigueur, pour répondre à l’imparfait se confirmait » de la proposition qui précède. Au pluriel, on dirait nous démissionnerions ». Faux. Il faut écrire Si tu penses que je dois intervenir, j’interviendrai. Au présent de la proposition qui précède ne peut répondre qu’un futur simple. À la 1re personne du pluriel, il faudrait écrire nous interviendrons ». Phrase correcte. Faux. Il faut écrire Je l’apprécierais davantage s’il se montrait plus franc avec moi. Puisque le verbe de la proposition qui suit est à l’imparfait se montrait », le conditionnel présent va de soi dans la principale. Que l’on remplace je » par nous », et c’est à apprécierions » que l’on aurait recours. Phrase correcte. Faux. Il faut écrire Je ne lui répondrai que s’il insiste lourdement. Seul un futur simple est à même de répondre au présent insiste » qui suit. Au pluriel, c’est nous répondrons » qui nous viendrait spontanément sur les lèvres. Phrase correcte. Phrase correcte. Phrase correcte. Besoin de vous remettre à niveau en orthographe ?Testez gratuitement nos modules d’entraînement sur plus de 7 millions d’utilisateurs ! Auteurs Projet Voltaire Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes Agnès Colomb, auteur-adaptateur, correctrice professionnellePascal Hostachy, cofondateur du Projet Voltaire et du Certificat Voltaire Posted on 4 novembre 201127 mai 2021 La Parafe Spectacles 6 Comments Au moins j’aurai laissé un beau cadavre » de Vincent Macaigne à Chaillot S’il y a un reproche que l’on ne peut pas adresser à Vincent Macaigne, c’est de faire les choses à moitié. Dans Au moins j’aurai laissé un beau cadavre, d’après Hamlet de Shakespeare, le jeune metteur en scène va jusqu’au bout dans l’excès et dans l’épuisement des énergies. On ressort de là en en ayant pris plein la face et avec le désir de hurler à notre tour. Lire la suite

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